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Sunday, 23 December 2012
In Tunisia, Those Who Take Islam Most To Heart Against Those Who Don't
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From lefigaro.fr

En Tunisie, les islamistes s'en prennent à l'opposition

Par Thibaut Cavaillès Mis à jour Réactions (10)
L'ancien ministre, Béji Caïd Essebsi est devenu le chef de file de Nidaa Tounes, une formation politique qui pourrait géner les islamistes lors des prochains rendez-vous électoraux.
L'ancien ministre, Béji Caïd Essebsi est devenu le chef de file de Nidaa Tounes, une formation politique qui pourrait géner les islamistes lors des prochains rendez-vous électoraux. Crédits photo : Magaharebia / FlickR CC2.0
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Des militants proches du parti majoritaire Ennahda accusent Nidaa Tounes d'abriter des cadres de l'ancien régime.

La campagne pour les prochaines élections en Tunisie s'annonce rugueuse. Samedi, alors que le principal parti d'opposition, Nidaa Tounes, se réunissait sur l'île de Djerba, plusieurs militants proches du pouvoir islamiste ont envahi l'hôtel où se tenait la réunion. Nidaa Tounes était venu marquer la fin du deuil de l'un de ses cadres. Il y a quarante jours, Lotfi Naguedh, responsable du parti à Tataouine, dans le sud du pays, a été battu à mort, vraisemblablement par des membres du groupe auquel appartiennent les assaillants de Djerba.

Sous la bannière de la Ligue nationale de protection de la révolution (LNPR), cette milice prétend empêcher le retour en politique d'anciens membres du régime de Ben Ali. Une catégorie dans laquelle le LNPR classe à l'évidence Nidaa Tounes, dont le leader, Béji Caïd Essebsi, qui fut premier ministre au lendemain de la révolution, veut ratisser large - jusque dans les rangs du RCD dissous, à l'exception de ceux qui pourraient être poursuivis par la justice.

Samedi, on pouvait lire «Dehors, pourritures!» sur les banderoles massées devant l'hôtel de Djerba. Alors qu'ils étaient assiégés, les cadres et membres du parti ont appelé au secours par SMS. Une avocate défenseur des droits de l'homme, Bochra Belhaj Hmid, a déclaré à l'AFP: «Nous avons contacté les ministres de l'Intérieur et des Droits de l'homme, mais ils refusent d'intervenir.» Dehors, la police est restée en retrait.

Agissements violents

La LNPR, divisée en comités locaux, n'en est pas à son coup d'essai. À Tataouine, le 18 octobre dernier, ses disciples ont manifesté et répondu violemment aux cocktails Molotov envoyés par les membres de Nidaa Tounes qui cherchaient à les repousser. Lotfi Naguedh devint ce jour-là «le premier martyr ­politique de l'après-révolution», selon Nidaa Tounes. Le 4 décembre, c'est à Tunis, devant le siège de l'UGTT, le principal syndicat tunisien, que la Ligue s'est distinguée, en accusant la centrale de rouler pour l'opposition.

De violents heurts, dont les protagonistes se rejettent la responsabilité, ont fait plusieurs blessés dans les rangs de la LNPR comme parmi les sympathisants de l'UGTT, qui commémorait ce jour-là le soixantième anniversaire de l'assassinat de son premier secrétaire général, Farhet Ached. Le syndicat a alors brandi la menace d'une grève générale nationale dans l'espoir d'obtenir la dissolution de la Ligue. Après des heures de négociations avec le gouvernement, l'ouverture d'une commission d'enquête a été promise et la menace de grève, levée.

Malgré les agissements violents auxquels elle est associée, les divers avertissements qui lui ont été adressés et les demandes réitérées de dissolution, la LNPR récidive régulièrement. Et beaucoup la soupçonnent d'agir à la solde d'Ennahda, le parti islamiste majoritaire au pouvoir, ce qui contribuerait à expliquer l'impunité dont elle semble jouir.

Ancien porte-parole d'une instance, aujourd'hui dissoute, qui était censée veiller à la réalisation des objectifs de la révolution, Samir Rabhi estime que les comités de quartiers créés au moment de la chute de Ben Ali n'ont plus de raison d'être depuis la mise en place d'un gouvernement élu. «Ils constituent le bras armé du parti au pouvoir», déplore-t-il. Selon lui, la Ligue cherche surtout à détruire Nidaa Tounes, principal parti aujourd'hui en mesure de battre Ennahda au prochain scrutin. «Ils assurent agir contre les RCDistes en général, mais, lors des élections organisées l'an dernier, les candidats connus pour avoir frayé avec Ben Ali n'ont pas été inquiétés. Depuis que Nidaa Tounes représente une vraie menace pour Ennahda, au contraire, on voit les militants de la ligue commencer à agir.»

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Posted on 12/23/2012 6:02 PM by Hugh Fitzgerald
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