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Friday, 28 December 2012
That Mosque In Épinay-sur-Seine
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From lefigaro.fr:

Bataille pour le contrôle de la mosquée d'Épinay-sur-Seine

Par Angélique Négroni Mis à jour Réactions (105)
La mosquée d'Épinay-sur-Seine en octobre dernier.
La mosquée d'Épinay-sur-Seine en octobre dernier. Crédits photo : MEHDI FEDOUACH/AFP

Depuis plusieurs mois, deux associations se disputent la gestion du lieu de culte musulman d'Épinay-sur-Seine, du coup menacé de fermeture. L'électricité a été fermée et l'eau vient d'être coupée.

Il y a du rififi aux portes d'une mosquée de Seine-Saint-Denis. Depuis plusieurs mois, deux associations se disputent la gestion du lieu de culte musulman d'Épinay-sur-Seine, qui pourrait, du coup, fermer ses portes. Depuis novembre, les lieux n'ont plus d'électricité et, depuis quelques jours, c'est l'eau qui a été coupée.

Cette situation est liée à un contexte pour le moins électrique entre deux structures qui veulent chacune avoir la main sur la mosquée. Il y a d'un côté l'Organisme de gestion de la mosquée d'Épinay (OGME), émanation de la Grande Mosquée de Paris, et, de l'autre, l'Union des associations musulmanes d'Épinay-sur-Seine (UAME). La première est officiellement chargée de la gestion à la suite d'une convention passée avec la mairie, propriétaire des locaux. Pour son responsable, Aïssa Nakkes, les fidèles en sont là aujourd'hui à cause de cette autre structure qui veut lui ravir le pouvoir. «Ils sont seulement une quinzaine de personnes», dit-il. Et ce petit groupe qui, lui, prétend regrouper 500 personnes, joue les grains de sable en déposant des recours, en manifestant dans la rue. L'UAME est même accusée d'organiser des collectes parallèles aux portes de la mosquée pour récupérer les dons des fidèles. «En une année, ils ont obtenu 160.000 euros! Or on s'acquitte des charges avec l'argent des fidèles», se désole Aïssa Nakkes.

«On nous accuse de tous les maux»

Du coup, les factures d'électricité n'ont pas été payées, à hauteur de 74.000 euros. EDF a donc fini par couper le courant, obligeant le maire de la ville, Hervé Chevreau (DVD), à réagir. Car qui dit absence d'électricité, dit absence de chauffage et risque de gel pouvant endommager les canalisations. Par précaution, l'édile a donc coupé l'eau, il y a quelques jours. Les fidèles qui priaient déjà dans le noir sont donc aussi privés de l'usage des sanitaires.

Cette situation qui, dit-elle, pénalise les musulmans pratiquants est liée à l'attitude du maire, selon l'OGME. «Il intervient dans la gestion de la mosquée. Il refuse l'imam que l'on soutient. Les fidèles devraient choisir leur représentant. «Notre combat est un combat pour la liberté de culte. C'est tout ce que l'on demande», rectifie son responsable, Nabil Abdellaoui. Une accusation que conteste l'élu, qui réfute toute ingérence dans les affaires religieuses. Mais Nabil Abdellaoui persiste: «Hier, on était des gens bien. Aujourd'hui, on nous taxe d'intégristes, de salafistes! L'imam que l'on soutient et qui est depuis quinze ans sur la ville est soudain taxé de prêcher un islam archaïque. On nous traite de violents, on nous accuse de tous les maux, même d'organiser des quêtes parallèles, alors que c'est une autre association qui le fait!», dit-il.

Ce sont les fidèles qui, les premiers, devraient faire les frais de cette «querelle de minarets». La commission de sécurité, qui devrait prochainement passer, ne pourra, à l'évidence, faire autrement que de fermer les lieux, devenus trop dangereux.

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Posted on 12/28/2012 5:17 AM by Hugh Fitzgerald
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