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Monday, 28 January 2013
Hamadi Redissi, The Secularist Who Has To Pretend The Problem Is Not Islam But Islamism, Nonetheless Recognizes That Those Who Take Islam Most To Heart Threaten Those Who Don't
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From Le Journal du Dimanche:

Tunisie : "Le rêve d'Ennahda est notre cauchemar"

INTERVIEW - Hamadi Redissi est politologue et philosophe. Il est l’un des grands spécialistes de l’islamisme en Tunisie. Il a écrit Le Pacte de Nadjid (Seuil 2007), ou comment l’islam sectaire est devenu l’islam. Son dernier livre paru est  La Tragédie de l’islam moderne  (Seuil 2011). Il répond aux questions du JDD, dans sa maison, à Tunis, au lendemain de l’ajournement du procès de Habib Kazdaghli, le doyen de l’université de la Manouba.


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Pourquoi le procès a-t-il été ajourné?
Ils font durer le dossier depuis le début de l’affaire, basé sur un calcul simple. Galvanisée par sa victoire aux élections libres d’octobre 2011, Ennahda a pensé s’appuyer sur les salafistes. Aussi quand ses derniers à l’automne ont commencé une action à l’université de la Manouba pour imposer que les étudiantes "niqabées" puissent passer les examens, ils ont surfé sur la vague de cet incident, avec le doyen de la faculté qui s’opposait à eux.

Visiblement le plan ne se déroule pas tout à fait comme prévu?
Non, en effet. Parce que le rapport de force entre Ennahda et les salafistes a changé, il n’est plus autant qu’avant en faveur de ces derniers. Ils sont donc coincés. Si le doyen est condamné, on saura que la justice est biaisée et s’il est libéré, les salafistes ne seront pas contents. En outre, s’il est acquitté, il pourra se retourner contre les plaignantes, les "niqabées". Le verdict a été repoussé au 17 janvier, cela ne me surprend pas. Ce sera trois jours après le remaniement ministériel prévu.

Pensez-vous qu’Ennadha cherche à mettre en place un régime de terreur?
N’allons pas si vite. Il est vrai qu’ils sont dans le double discours et qu’ils ont un agenda. Ils sont d’ailleurs entrain de le mettre en place, de façon à la fois transparente et opaque. Il y a d’un côté des élections qui se déroulent dans une certaine transparence et que j’appelle en sciences politique, la dictature élective. Et de l’autre, il y a une mise en place et une occupation de tous les rouages de l’Etat comme de ceux de la société civile, qui est évidente.

Quel est donc réellement l’agenda du parti d’Ennahda?
Il y a le plan A et le plan B. Le plan A qui ferait que la Tunisie ressemble à une dictature démocratique, type Poutine. Un dirigeant élu mais autoritaire et qui serait acceptable par l’Occident. Et un plan B qui serait la mise en place d’une dictature religieuse mais pas sur le modèle iranien. Le nombre d’écoles coranique est croissant, le port du niqab plus que autorisé, le nombre de mosquées contrôlées par les salafistes est passé à plus de 500 dans tout le pays. Ce n’est donc pas une islamisation forcée et brutale mais plutôt "atmosphérielle", de sorte que dans quatre ou cinq ans la Tunisie sera submergée par la religiosité. Cela deviendra donc un Etat dont la société aura basculé de façon très naturelle dans le religieux. On en voit aujourd’hui l’ébauche. C’est clairement le rêve de Ghannouchi et ce sera notre cauchemar.

Comment pourrait-il échouer?
Il y a encore de grandes forces de résistance : les femmes, les classes moyennes sécularisées et une tradition nationale. Il ne sera donc pas aisé de mettre le plan B en application. Et s’il y a résistance, ils devront passer à un stade supérieur, celui de la violence. Or, ils sont divisés.

C'est-à-dire?
Il y a deux camps : d’un côté, ceux que j’appelle les aventuriers, et de l’autre les réalistes. Les  premiers sont prêts à aller jusqu’à la violence et Ghannouchi en est incontestablement le chef de file. Il est entouré d’une clique de voyous et ne vous méprenez pas, ce ne sont pas des voyous en gandoura, barbichette et petites sandales, non ils sont en costume trois-pièces, ils ont attrapé une proie et ne sont pas prêts de la laisser filer. Les deuxièmes sont de bons bourgeois qui n’iront pas se mettre dans un processus de violence. Au contraire, ils travaillent sur le scénario des élections, et au plus vite.

Quelle est la marche de manœuvre de l’opposition?
Comme elle est libérale et pacifiste, elle n’a aucun autre choix que celui de l’agenda unique : élections et libertés. Mais Ennahda ne lui facilite pas le travail puisqu’ils leur laissent très peu d’accès au peuple, notamment en province, quasiment totalement verrouillée par le parti. Résultat, l’opposition est de facto coupée de sa base. Les petites gens se mettent à avoir peur.

Comment voyez-vous l’avenir de votre pays?
Si les élections se déroulent librement et avec transparence, nous aurons peut-être la chance de faire de la Tunisie, le cimetière de l’islam politique. Mais pour cela, il faudra une grosse pression pour que le parti d’Ennahda et les partis de gauche de la coalition gouvernementale arrivent aux élections, de manière propre et légale. Il y a un récent sondage américain, réalisé par l’université de Yale sur un échantillon de 1000 personnes interrogées sur trois mois, qui montre qu’Ennahda aurait perdu près de 65% de sympathisants, en l’espace d’un an. L’avenir du pays est en train de se jouer mais  aussi incontestablement celui du parti islamiste. D’autant que 80% des gens interrogés ont affirmé qu’ils se décideraient à la dernière minute pour le candidat de leur choix.

Propos recueillis par notre envoyée spéciale à Tunis, Karen Lajon - Le Journal du Dimanche

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Posted on 01/28/2013 9:51 AM by Hugh Fitzgerald
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