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Wednesday, 30 January 2013
A Malian On What It Had Been LIke Under The Sharia In Timbuktu, In Aqmistan Bookmark and Share
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From le nouvel observateur:

Je vis à Tombouctou, voici ce qu'a été notre quotidien sous la charia

Modifié le 30-01-2013 à

22 réactions |

 Tombouctou, ville-phare de l'islam en Afrique subsaharienne, située à 900 km au nord-est de Bamako, au Mali, a été occupée pendant dix mois par les djihadistes armés qui tentent de conquérir le pays. Dimanche 27 janvier, les armées française et malienne sont parvenues à reprendre la ville. El Boukhari Ben Essayouti, habitant et spécialiste de la conservation des manuscrits de Tombouctou, raconte.

Édité et parrainé par Hélène Decommer

Des manuscrits anciens brûlés au Centre Ahmed Baba, à Tombouctou. Photo prise le 29/01/13 (ERIC FEFERBERG/AFP)

Des manuscrits anciens brûlés au Centre Ahmed Baba, à Tombouctou. Photo prise le 29/01/13 (E FEFERBERG/AFP)

Un adage qu’on répète à l’envi à Tombouctou dit que "dans les situations d’urgence, occupe-toi des enfants d’autrui avant de songer aux tiens". Plus que de l’altruisme ou de la générosité, cet adage est une caricature parfaite du tombouctien réputé passif et naïf voire bonasse dans les situations de conflits. Ici, point de traditions guerrières, l’on s’est toujours contenté des valeurs spirituelles et intellectuelles : les études et la recherche, les interminables discussions autour de l’esplanade des mosquées et des parvis des écoles coraniques que les cousins du sud plus habitués des travaux champêtres assimilent à de l’oisiveté.

Aussi, quand les islamistes à l’aube du 1er avril 2012 ont investi la ville et mis en déroute une armée malienne déjà en déliquescence, il n’y eut point de résistance au sein de la population civile. L’on constitua un comité de crise composé de diverses personnalités représentatives de toutes les couches sociales et l’on accepta l’occupation en attendant… Godot.

Tout fut interdit, sauf la mosquée

L’occupation a été d’abord le pillage des banques et autres établissements de micro-crédits, suivi de l’éradication de toute trace de l’administration malienne ou de référence à la culture occidentale.

Ensuite ce fut un chapelet d’interdictions : l’alcool, la cigarette, la musique, les chevelures postiches, le football, les préservatifs, les antennes paraboliques, l’école laïque, l’enseignement de la philosophie et de l’éducation sexuelle, mais aussi la lecture ou la référence à des livres islamiques classés apocryphes ou hérétiques par l’idéologie wahhabite dont relèvent les occupants. Tout fut interdit, sauf la mosquée où, à certains imams, on imposa des prêches fondamentalistes auxquelles ils ne croyaient pas.

Malgré ces faits, la notabilité, la chefferie traditionnelle et le comité de crise discutaient et négociaient avec le chef terroriste Abou Zeïd, avec son compère Iyad Ag Ghali, avec les touareg du MNLA pour pouvoir améliorer le quotidien des populations privées de tout, car les barbus avaient fait main basse sur les magasins de céréales et sur les stocks de carburant de Total.

Ils ont ensuite squatté les bâtiments publics et entrepris de détruire les monuments historiques et surtout les 16 mausolées auxquels sont liées les anciennes familles de la cité des 333 saints.

Flagellations publiques et exécutions sommaires

Pour faire respecter ces lois moyenâgeuses, Abou Zeïd et ses sbires créèrent la police islamique, la justice islamique, la prison islamique et "le centre de recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable" qui ont fait régner pendant dix mois un régime de terreur fait de séances de flagellations publiques, d’amputations de mains et d’exécutions sommaires.

Une législation obscurantiste face à laquelle, les combattants islamistes ont eux des passe-droits : ils se dispensent ainsi de toutes les pratiques religieuses contraignantes sous prétexte d’être en guerre sainte, et au nom de cette même guerre sainte se livrent à la polyandrie pour assouvir leurs envies libidineuses, au nom de cette guerre sainte se livrent à forces libations pour décupler leur ardeur au combat…

Face à tant d’humiliations, les populations fuyaient par milliers vers le sud du pays et vers les pays limitrophes. Ceux qui, pour une raison ou une autre, refusent de partir n’ont d’autre espoir qu’une communauté internationale confondue dans ses indécisions et ses paradoxes. L’on scrute le ciel à la recherche des bombardiers français et invariablement l’on s’entend dire que Ban Ki Moon craint un péril humanitaire, que Bouteflika privilégie la négociation, que les USA veulent un plan précis des opérations, que tel autre veut un coût estimatif….

Pendant ce temps, avec une insolente assurance, les islamistes sur la seule radio locale qu’ils ont maintenu pour leur propagande, narguent avec forces quolibets cette arlésienne d’intervention internationale.

Quand la France a commencé à attaquer...

Mais de temps à autre, puis de plus en plus régulièrement, quelques avions de reconnaissance ronronnent dans le ciel bleu de Tombouctou, ce qui a toujours pour conséquence de rendre les occupants nerveux. Atteints d’espionite, ils multiplient les fouilles et les mises en garde. Certaines personnes sont arrêtées, fouettées publiquement, malmenées devant leurs femmes et enfants, enfermées à la prison islamique.

Tombouctou a alors peur, jusqu’à la date fatidique du 10 janvier 2013 où, aiguillonnés par le démon, ils enfoncèrent les lignes de défense de l’armée régulière malienne à Konna, 300 kilomètres plus au sud ; et quelques heures plus tard l’aviation française entra en action…

A Tombouctou, ce fut un calme pesant et grave. On lorgnait les désormais rares voitures islamistes qui passaient dans les rues mortes de peur, afin de savoir qui des chefs islamistes étaient présents. Oumar Ould Hamaha le chef militaire d’Aqmi et Sanda Ould Boumama, en charge de la logistique, paradaient de temps en temps, mais sont moins diserts sur les ondes de la radio islamique qui diffusent en boucle des litanies coraniques.

Après que l’armée française eusse rendu Konna, puis Diabali à l’armée malienne, les barons d’Aqmi commencèrent à évacuer femmes et enfants vers le grand nord, direction la Mauritanie et l'Algérie. Et quand les frappes françaises ont commencé à toucher Gao, les quelques djihadistes restés pour tenir la ville quittèrent leurs cantonnements habituels : le palais de Kadhafi, le Conseil régional, la Direction du Génie rural, la succursale de la Banque internationale du Mali, le camp militaire, le camp de gendarmerie.

Ils s’installèrent à la Maison des artisans et dans diverses écoles, dans l’épicentre de la ville, une manière d’utiliser les populations comme boucliers. Les habitants proches de ces lieux, très subrepticement, déménagèrent et quelques heures plus tard, dans la nuit du 21 au 22 janvier, les premières frappes touchèrent le camp de gendarmerie, le palais de Kadhafi et plusieurs voitures islamistes dans les faubourgs de la ville.

La nervosité et la fébrilité des forces occupantes firent alors place à la peur. Elles coupèrent le réseau téléphonique mobile, puis l’eau et l’électricité manquèrent faute de carburant que les islamistes utilisent désormais pour leur repli. On s’éclaira avec des lampes à huile, des panneaux solaires et on s’approvisionna en eau dans les puits. La ville commença à sentir les pénuries car les magasins étaient fermés et chacun s’enfermait chez soi craignant les dégâts collatéraux.

Le 27 janvier 2013, la bête est vaincue

A défaut de téléphone, d’internet et de télévision, l’on resta les oreilles rivées aux transistors pour écouter prioritairement RFI afin suivre l’évolution de la situation. Et à mesure que les forces franco-maliennes progressent vers le nord, les djihadistes s’éclipsent. On ne les voit plus, mais la peur est toujours là, tapie dans les cœurs après 10 mois de terreur ; surtout que le 25 janvier, au passage d’un cortège de voitures islamistes, un jeune qui ose un "vive la France" est immédiatement abattu.

Mais le 26 janvier, on apprend que Gao – 465 kilomètres plus à l’Ouest – est libérée et plus aucun islamiste n’est en vue à Tombouctou. A l’Ouest, Goundam, à 90 kilomètres, semble aussi libre selon les quelques rares marchands ambulants qui circulent encore à dos d’âne ou par pirogue ; et le même jour en fin d’après-midi les vols d’hélicoptères et les patrouilles d’avions sont de plus en plus réguliers autour de la ville, assourdissants même.

Photo de l'armée française, aéroport de Tombouctou, le 29/01/13 (Arnaud Roine/AP/SIPA)

Photo de l'armée française, aéroport de Tombouctou, le 29/01/13 (Arnaud Roine/AP/SIPA)

Par petits groupes, les gens sortent et échangent dans les rues. Il ne fait plus de doute, la bête est vaincue. La nuit du 27 au 28 janvier, nul ne dort. Dans les vestibules et sur les terrasses, on discute et on attend l’Heure, on court d’une maison à une autre cherchant un tailleur pour confectionner un drapeau français. On utilise même de la gouache pour peindre les tissus en bleu, blanc et rouge.

Au petit matin, des paysans revenant des champs annoncent que l’aéroport est aux mains de l’armée française, tandis que des chameliers ont vu des parachutistes sauter au nord de la ville. Une marée humaine envahit les rues, déchire et brûle le très sinistre drapeau noir islamiste en criant "Vive la France" et un instituteur à la retraite dira : "Je n’ai jamais vu autant de monde dans la rue depuis l’indépendance de notre pays".

Tout ce monde constitué majoritairement d’enfants et de badauds de milieux défavorisés s’acharne sur tout ce qui pouvait symboliser la violence fondamentaliste. Les magasins et les habitations appartenant à des arabes et des touaregs djihadistes, ou supposés tels, sont systématiquement vandalisés.

Tombouctou est plus que jamais un champ de ruines : les islamistes en quittant la ville ont incendié le centre des manuscrits, la mairie, la radio communale, le domicile du député et plusieurs édifices publics. La France a mis fin à ce qu’on appelle ici l’aqmistan, ce qui fera dire à un antiquaire de la ville que "Tombouctou n’a plus 333 mais 334 saints car François Hollande a été canonisé".

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Posted on 01/30/2013 12:39 PM by Hugh Fitzgerald
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